BUT OU OBJECTIF…

L’OBJECTIF…. La bête noire de la séance….

En séance, il est important de bien définir l’objectif de la personne qui est venue consulter, et c’est je pense, le plus difficile à établir.

Cet objectif permet, par rapport à la demande de la personne, d’établir une étape à accomplir pour atteindre son but pour l’avenir.

Mais quelle importance de se fixer un but qui soit soutenant et motivant dans la vie ?
C’est de cette façon que nous pouvons, éventuellement, traverser les moments difficiles et les périodes de découragement dans notre quotidien.

Il y a trois raisons pour lesquelles nous pouvons se fixer des buts :

  1. Donner une direction à ses actions (les actions choisies le seront en fonction du but à atteindre).
  2. Sélectionner ses actions (il faut opérer une sélection parmi les nombreuses activités possibles. L’arbitrage sera plus facile si le but à atteindre est fort et motivant).
  3. Soutenir ses efforts dans la durée (parce qu’elle sera tôt ou tard confrontée à ses résistances et à ses peurs du changement).

Les quatre facteurs

Il existe quatre facteurs essentiels qui permettent de formuler un but qui soit au service de la demande :

  • Émotions agréables (le but est le résultat escompté des efforts fournis- il doit donc générer des émotions agréables et nourrissantes).
  • Traduction sensorielle (le but doit être suffisamment concret pour que nous puissions se le représenter en termes visuels, auditifs, kinesthésiques et peut-être même en termes gustatifs ou olfactifs selon son but).
  • Réaliste, accessible, MAIS ambitieux (pour que cela soit encourageant au dépassement).
  • Perspective à long terme (les bénéfices que nous escomptons doivent pouvoir se prolonger dans le temps).

 

 Étude de Gary McPherson

Gary McPherson est professeur à l’Université de Melbourne en Australie. Il s’est posé la question suivante à propos de l’enseignement musical :

C’est la question que se posaient de nombreux professeurs de musique sans avoir de réponses satisfaisantes.

Gary McPherson a donc fait une étude sur une longue période de temps avec un groupe de 157 enfants de 7 à 8 ans qui envisageaient d’apprendre un instrument de musique. On a questionné les enfants au début de l’étude et on les a suivis durant presque 10 ans.

Sans surprise, le résultat de l’étude s’est réparti selon la courbe gaussienne traditionnelle : les enfants qui avaient une piètre performance étaient peu nombreux ; ceux qui avaient une haute performance étaient également peu nombreux ; la majorité des enfants avait une performance moyenne.

La question cruciale, par contre était : qu’est-ce qui faisait que certains enfants étaient performants et que d’autres ne l’étaient pas ?

Pouvait-on corréler les résultats :

  • avec le quotient intellectuel ? Non !
  • avec le fait que les parents étaient musiciens ? Non !
  • avec un milieu socio-culturel favorisé ? Non !
  • avec les performances scolaires ? Non !

Les questions posées ne donnaient donc pas les réponses attendues puisqu’on retrouvait, dans le haut et dans le bas de l’échelle, des enfants venant de différents milieux.

Quel était donc le facteur qui favorisait la réussite ?

Gary McPherson devait donc poser la question différemment. Il a repris ses notes et a décidé de classer les enfants selon 2 autres critères choisis à partir de questions qu’il leur avait posées au début de l’étude, Avant que les enfants ne commencent leur apprentissage.

  1. Combien de temps se voyaient-ils jouer de leur instrument ?
  • Certains enfants avaient un but à court terme (seulement une année).
  • Des enfants avaient un but à moyen terme (jusqu’à la fin de leur scolarité).
  • D’autres enfants avaient un but à long terme (ils se voyaient jouer de cet instrument toute leur vie).
  1. Combien de temps consacraient-ils à l’étude de leur instrument (informations recueillies auprès des parents) ?
  • Pratique faible (20 min par semaine)
  • Pratique moyenne (45 min par semaine)
  • Pratique intense (90 min ou plus par semaine)

Conclusions de l’étude
Voici ce que l’étude a révélé :

  • Les perspectives à court terme donnent des résultats médiocres malgré les efforts investis.
  • Ceux qui ont une perspective à moyen et à long terme et qui s’entraînent seulement 20 min par semaine sont plus performants que ceux ayant une vision à court terme, même s’ils s’entraînent 90 min par semaine.
  • On multiplie par 4 le niveau de performance pour un même temps de pratique lorsque le but est porté par une vision à long terme.

L’étude plaide donc en faveur d’une vision à très long terme pour obtenir un maximum de résultats.

Maintenant, vous connaissez l’importance de bien formuler un but motivant et défini sur un long terme, qui sera nécessaire afin que les efforts investis soient multipliés en termes de résultats et de performance.

Pour atteindre le but poursuivi, il faut maintenant traduire ce but lointain en objectifs opérationnels quotidiens. C’est de cette façon que vous vous rapprocherez, un pas à la fois, des résultats escomptés.

Comme le dit si bien ce proverbe chinois « Le pas qui mène au puits n’est pas plus difficile à accomplir que celui qui mène au bout du monde… »

 Pour fixer l’objectif, il faut déjà faire une distinction entre un but et un objectif.

Il y a une différence fondamentale entre un but et un objectif. En même temps, cette différence constitue leur complémentarité.

Un but, c’est le résultat escompté (c’est ce que j’espère obtenir avec mes efforts).

Un objectif, ce sont les étapes et les actions à mettre en œuvre pour se rapprocher du but (en me fixant des objectifs opérationnels, j’augmente les probabilités d’atteindre mon but).

Comment formuler l’objectif ?

Il doit, tout d’abord, être formulé selon les quatre critères suivants :

  • 100 % sous mon contrôle : un objectif ne dépend que de moi. Par exemple : demander un aménagement du temps de travail dépend de moi, mais pas le résultat de cette demande.
  • Verbe d’action observable ou objectivable : le verbe doit décrire une action visible de l’extérieur ou une action qu’on peut prouver être en train de faire (par exemple, compter le nombre de voitures est une action objectivable). Évitez les verbes : être, devenir, paraître, sembler, etc.
  • Je + présent + affirmation : en conjuguant le verbe au je et au présent de l’indicatif, on démontre un engagement. Par exemple : « en janvier prochain, je m’installe comme Kinésiologue » est plus fort que « en janvier prochain, je m’installerai comme Kinésiologue ». Évitez également les formulations négatives dans vos phrases. Par exemple, dites : « j’arrête de fumer » plutôt que « je ne fume plus ».
  • Temps : éventuellement, l’objectif peut contenir une notion d’échéance, de délai, de début, de fin, de durée ou de fréquence.

Voici donc quelques pistes pour vous faciliter la définition soit du but, soit de l’objectif, et ci-joint, une liste de verbes d’actions à utiliser pour ce travail.

1.     Accueillir

14.  Corriger

41.  Gérer

68.  Proposer

2.     Acheter

15.  Créer               

42.  Identifier

69.  Réaliser

3.     Analyser            

16.  Décliner  

43.  Illustrer           

70.  Recevoir

4.     Animer

17.  Décrire

44.  Informer

71.  Rechercher

5.     Appliquer                

18.  Défendre

45.  Interpréter

72.  Récompenser

6.     Argumenter  

19.  Définir           

46.  Interroger           

73.  Recruter

7.     Arranger

20.  Démontrer

47.  Interviewer

74.  Rédiger

8.     Assembler

21.  Développer  

48.  Juger

75.  Réduire

9.     Associer

22.  Écouter

49.  Justifier  

76.  Relancer

10.  Assurer

23.  Écrire

50.  Lister

77.  Réparer

11.  Auditer

24.  Éditer

51.  Manager

78.  Repérer

12.  Augmenter

25.  Élaborer

52.  Mémoriser

79.  Résoudre               

13.  Calculer

26.  Élargir

53.  Mettre en place  

80.  Résumer

14.  Choisir             

27.  Encadrer

54.  Mettre en relation     

81.  Saisir

15.  Classer

28.  Estimer            

55.  Modifier

82.  Schématiser

16.  Collecter  

29.  Établir

56.  Montrer

83.  Séduire      

17.  Communiquer

30.  Étudier  

57.  Motiver

84.  Sélectionner                  

18.  Comparer

31.  Évaluer

58.  Négocier

85.  Soutenir  

19.  Comprendre

32.  Examiner

59.  Nommer

86.  Tenir

20.  Concevoir              

33.  Expliquer                

60.  Opérer             

87.  Tester  

21.  Conduire

34.  Fabriquer

61.  Optimiser

88.  Traduire

22.  Conseiller

35.  Faire

62.  Organiser

89.  Utiliser

23.  Construire   

36.  Faire avancer

63.  Parler

90.  Valider               

24.  Contrôler

37.  Faire découvrir

64.  Piloter

91.  Valoriser

25.  Convaincre

38.  Faire mémoriser

65.  Planifier

92.  Vendre

26.  Coordonner

39.  Fidéliser

66.  Poser

93.  Visualiser  

27.  Copier

40.  Former

67.  Préparer un

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